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MON ÉVOLUTION
MON ÉVOLUTION
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MON POSTE ACTUEL
MON POSTE ACTUEL
Mon évolution s’est faite progessivement. Les premiers mois, je partageais mon client
principal avec Marie-Victoire, la Directrice Conseil. Il s’agissait de Mellerio, les plus anciens
joailliers du monde, les premiers à vendre des pierres précieuses et le premiers implantés
rue de la Paix. C’est lorsque nous prévoyions les prochaines grilles de postes avec Marie-
Victoire que j’ai eu l’opportunité de présenter mes idées. Petit problème, la Famille Mellerio
avait des attentes très hautes. Un passé chargé d’histoire mais ne voulait pas tomber dans
le passéisme. Des bijoux liés à des évènements amoureux mais ne voulaient pas tomber
dans les amourettes clichées. Des briefs très compliqués pour moi, ce qui ne m’a pas
empêché de proposer de nombreuses DA, mes tuteurs savaient pertinement que la DA
était mon domaine d’études et ma spécialité au delà du community management. Ils m’ont
laissé faire mes propositions, parfois sachant déjà que le client ne serait pas emballé. Pour
me forger et m’aider à apprendre, à comprendre un client et à m’adapter à ses attentes.
C’est un apprentissage que je n’ai jamais eu dans un cadre scolaire, à l’école, on apprend
la théorie et en pratique, on apprend à gagner des appels d’ores. Les suivis-clients et la
réadaptation des contenus sont des choses qui s’apprennent uniquement sur le terrain, ce
qui rejoint mon idée principale que des études seules ne susent pas à préparer l’entrée
dans le monde professionnel.
Cette technique a eu l’air de nalement marcher lorsque nous répondions à l’appel d’ore
de SOS Racisme de façon bénévole, pour une campagne contre le racisme anti-asiatique
lors des débuts des sévices du COVID-19. J’ai fait quelques propositions à Arnaud, qu’il
envoya lui-même à l’association. Quelle ne fût pas ma surprise lorsqu’une semaine plus
tard je vis ma création dans Le Parisien !
Ce type d’événement m’a fait me rendre compte que j’avais la chance d’être dans un
organisme ou rien n’est gé, ou tout bouge et tout est adaptable, aux points semestriels
on s’attardait toujours sur mon sentiment par rapport à mes missions, comment je pourrais
être plus épanouie, je remercie réellement mes supérieurs qui ont toujours su m’apporter
la reconnaissance nécessaire à mon épanouissement et les ajustements que je demandais
de temps en temps.
Exemple d’une de mes créations publiées
chez Le Parisien et présente dans la
campagne d’SOS Racisme, voir les autres
propositions en annexe.
C’était la première fois qu’un annonceur reconnaissait mes idées. C’est globalement à partir
de cette campagne que les choses changèrent pour moi. Mes mails n’étaient plus vériés
par mes n+1 avant de partir chez le client, je prenais des calls seule, j’animais les réunions
de reporting Social Media toute seule.
À cette période de l’année, Loïc s’écarta peu à peu de la stratégie Social Media, ce qui me
laissait plus de lead sur les projets. Laura-Lou n’était pas encore revenue à l’agence et j’étais
donc la seule en charge du pôle, de la réalisation de stratégie au community management.
Et là ce fût un gros changement.
Nous avons eu plusieurs briefs pendant le connement, toujours face à de grosses agences.
C’est surtout ici que ma place de responsable social media s’est encrée au sein de l’agence.
En distanciel, j’étais seule avec moi-même pour proposer les mécaniques, les typologies
de contenus et les spécicités d’achat d’espace, de KPIs etc. On eectuait un ou deux
lages avant de présenter la recommandation au client mais s’il n’était pas d’accord avec
la stratégie social media, j’étais la seule à pouvoir la défendre.
Bien heureusement, je n’ai jamais réellement eu à la défendre, car pour le moment mes
stratégies ont toujours su être bien accueillies par nos clients et prospects. Malgré le fait
que mes idées soient essentiellement liées à de l’apprentissage en autodidacte, à des
formations en ligne et à de la veille.
Voir annexe p. ? pour consulter ma dernière stratégie social media.
Cette évolution m’a permis d’acquérir énormément de conance en moi et en mes idées. De
nature déjà très à l’aise à l’oral et dans le relationnel, cette période m’a permis d’acquérir de
nouveaux skills, en terme de compréhension de brief, de mise en page d’idées, d’implication
dans mes recommandations. C’est la période durant laquelle j’ai le plus appris.
Malheureusement, toujours pendant le connement, nous avions perdu deux gros clients,
et la trésorerie se portait mal. Le Pôle Web fût supprimé à cause du manque de missions
web, et les petits contrats de type alternance ou stage allaient, eux aussi, une fois arrivés
à terme, être coupés.
Heureusement, une semaine après le déconnement, A&A s’est positionné sur deux
appels d’ores, en Conseil et Social Media. Je savais que si on arrivait à signer ces deux
contrats, j’avais une chance de rester. Alors je me suis dépassée, j’ai fait énormément de
veille, d’analyses, d’estimations de KPIs, de répartition de budgets. Ces deux présentations
étaient mes chances. Elles se sont déroulées de la même façon, Marie-Victoire entamait la
recommandation par du Conseil en Marketing de Marque, puis j’intervenais, sur la majorité
de la présentation avec des typologies de contenus, des idées de mécaniques, des achats
d’espaces. (Voir annexe p. )
Victoire pour A&A, l’agence qui deux semaines plutôt était en danger, avait réussi à signer,
on m’a remercié des jours durant pour mon travail sur ces deux dossiers, et on m’ora un
poste en Freelance dès mon contrat achevé. Une victoire pour moi.